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Parcours découverte

 

Promenade au Bois de l'Escavée

A l'occasion de la signature de la charte PEFC, dans le cadre de notre titre de " Meilleure commune « Forêt pour tous " de Belgique, nous vous proposons de découvrir le bois de l’Escavée (acquis par la Ville en 2007) lors d’une balade balisée.

 

Vous serez guidé par une quinzaine de panneaux didactiques, au travers d’un parcours de 1600m. Les premiers ont été installés en 2008. La Ville y expliquait sa volonté de maintenir un bois diversifié, aux fonctions multiples. Ils décrivaient les espaces typiques du bois (zone de pente, zone de pente du cimetière, zone de plateau, zone de jeux pour enfants), la faune et la flore associées. Récemment, plusieurs nouveaux panneaux ont été installés. Ils présentent les dernières plantations, les installations de nichoirs... réalisées par des élèves de l’école communale de La Croix, mais aussi les fonctions plus générales du bois du point de vue environnemental, économique et social.

Ce bois offre donc un parcours didactique unique, dont les panneaux illustrent entre autres l’écosystème forestier et l’ensemble des aspects associés (faune, flore, sol, gestion forestière, usages du bois, ouverture à la société…).

1. Le sentier de la Sapinière

Le bois, un milieu ouvert à tous. Il est traversé par plusieurs chemins et sentiers. Les « officiels » portent un nom, les autres non. En tant que propriétaire, la Ville a souhaité permettre leur utilisation, pour favoriser l’appropriation du bois par les riverains. Pour rappel le Code forestier interdit de se promener en dehors des chemins et sentiers!


2. PEFC : 4 lettres qui font la différence

Le bois de l’Escavée est une propriété communale de 5 hectares. Depuis 2015, il est certifié «gestion durable PEFC». PEFC (« Programme for the Endorsement of Forest Certification Schemes ») est un système mondial de certification forestière, qui existe depuis 1999.

Concrètement, dans une forêt gérée durablement, il doit exister un équilibre entre les fonctions environnementale, économique et sociale de la forêt.

  • Environnementale : lors de la récolte des arbres, le forestier prévoit la replantation ou la régénération naturelle. Il tient compte de la reproduction des oiseaux, il respecte les animaux, le bois mort est laissé dans la forêt...
  • Économique : le forestier veille à produire des arbres de qualité qui pourront être vendus à bon prix, il suit des formations pour apprendre à bien gérer les forêts...
  • Sociale : l’accès aux chemins autorisés aux promeneurs est favorisé, le forestier tient compte des droits de la population locale et des conditions de travail des ouvriers forestiers...

Actuellement en Wallonie, 97% des surfaces forestières publiques et 12% des surfaces forestières privées sont certifiées PEFC.


3. Une promenade dans le bois

Malgré sa petite taille, ce bois est composé de plusieurs zones. La première zone que vous rencontrez au cours de la balade se situe sur le plateau. C’est une chênaie. Implantée sur un sol sablo-limoneux, elle est peuplée de chênes pédonculés avec, en-sous étage, quelques charmes, hêtres, noisetiers, groseilliers rouge et ronces.

Après vient la zone de pente appelée boulaie. Elle est peuplée de bouleaux verruqueux, de chênes rouges, sessiles et pédonculés. En bas étage, on trouve la fougère, le cerisier tardif, la myrtille et la callune.

On croise aussi la hêtraie, peuplée principalement de hêtres, mais aussi d’érables sycomores. En sous-étage, on trouve la maïanthème à deux feuilles (appelée « petit muguet »), la renoncule ficaire (une petite plante à fleurs jaune d'or en forme de soleil et à feuilles en cœur, qu’on verra surtout au printemps, alors que les bourgeons des arbres n'ont pas encore formé de feuille) et la ronce.


4. L’habitat groupé du Champ d’Alévie, ancré dans le développement durable

L’habitat groupé s’étend sur 54 ares. Des terrains ont été échangés avec la Ville, propriétaire du bois, ce qui a permis un meilleur agencement des zones privatives et des espaces communs. L’architecture bioclimatique des maisons permet de capter un maximum de lumière et de chaleur solaire. Les habitations sont plus ouvertes côté sud et plus isolées côté nord. Un grand débordement du toit, au sud, permet de réguler l’apport thermique. Les toitures, courbes, seront végétalisées. Des matériaux écologiques, si possible locaux, ont été utilisés : du bois non traité pour la structure, de l’ouate de cellulose et du chanvre pour l’isolation, des peintures et des enduits naturels... Le surcoût a été compensé par la construction sous forme d’habitat groupé (tous les frais étant assumés par 4 familles).

Les habitants du Champ d’Alévie se réunissent régulièrement pour décider de la gestion et de l’entretien des espaces communs, de l’achat d’outils ou de services...


5. La Pissinte des Pècawes et le sentier del Crwé

Déjà identifié sur les cartes des Pays-Bas Autrichiens par Ferraris en 1770, le bois est couvert depuis des siècles par un massif de hêtres, chênes, frênes, bouleaux, merisiers... Il formait une continuité écologique avec le Bois de Lauzelle et le Bois des Rêves.

La création de la RN238 et de l’avenue des Justes (avec le creusement du bassin d’orage), dans les années 90, a profondément modifié la structure de la partie basse du bois. Autrefois, un des sentiers arrivait au niveau de la rue du Blanc Ry, où une maison était d’ailleurs implantée. Il semblerait qu’on s’y soit caché pendant la guerre.

En 2009, la Ville a renommé deux sentiers :

- Pissinte des Pècawes : il s’agit d’un toponyme local. Pissinte signifie sentier, en wallon. Pècawe est le surnom traditionnel des habitants du quartier de La Croix. Le wallon étant de moins en moins connu et pratiqué, sa mise par écrit représente une difficulté certaine pour beaucoup d’usagers. Cependant, la commission de toponymie n’a pas hésité à proposer des toponymes en wallon, car les traditions populaires sont restées vivaces dans le quartier où se situe ce sentier.

Le sentier del Crwé est lié au nom d’un des géants d’Ottignies, Mélie del Crwé.


6. Les hôtels ou nichoirs à insectes

Les insectes représentent le groupe le plus important du règne animal. Ils jouent un rôle essentiel dans l'équilibre des milieux naturels. Ils contribuent à la pollinisation des fleurs, indispensable à la survie du monde végétal.

Les végétaux se situant à la base de la chaîne alimentaire, il est important que le règne ne s'éteigne pas, sous peine de perturber l'ensemble de l'écosystème et de contribuer à la disparition de nombreuses espèces.

Les insectes, eux, sont un des premiers maillons de la chaîne alimentaire. Ils servent de nourriture à un second maillon… Ils jouent aussi un rôle dans la décomposition de la matière organique. Ils permettent un recyclage de la matière morte, qui pourra ensuite être réutilisée par les plantes, tout en contribuant à l'enrichissement du sol.

FOCUS

La botte de tiges - abri pour les syrphes

Les syrphes appartiennent à la famille des diptères (mouches) et sont utiles au jardin potager. Ils participent à la pollinisation des fleurs ; leurs larves se nourrissent soit de détritus, soit de pucerons, selon l'espèce.

Camouflés comme de petites guêpes ou des bourdons, en jaune et noir pour faire peur à leurs prédateurs, ils volent étonnamment vite et font aussi du sur-place.

Les syrphes sont inoffensifs, ils ne piquent pas. Ils se distinguent des guêpes par les éléments suivants : ils ont deux ailes (la guêpe en a quatre), ne sont pas pincés à la taille (pas de "taille" de guêpe) et leurs antennes sont très courtes.

 

La bûche ou la brique trouée - abri à osmie, abeilles solitaires

 

L'osmie ou l'abeille maçonne est une abeille solitaire qui fait son apparition en mars-avril, selon la région et les températures, bien avant l'abeille domestique. Velue noire et rousse, elle vole dès le début du printemps à la recherche de petits trous pour y pondre ses oeufs. Elle est tout à fait inoffensive.

Comment réaliser cette partie de l’hôtel ? Il suffit de percer une demi-bûche de trous de différents diamètres, de 2mm à 2cm, profonds de 4 à 10cm, sans percer entièrement la bûche (sinon elle ne serait pas utilisée : les courants d'air augmentent la note de chauffage !).

 

7. Les prairies, un rêve pour les papillons et autres pollinisateurs

Un semis fleuri a été réalisé dans la prairie du fond, aux abords de la mare. Il embellit la zone en en renforçant les couleurs. Un petit verger a été implanté. En fonction de la saison, toutes sortes de fruits sont à goûter librement ! Le tout est fauché tardivement, comme le talus de l’avenue des Justes. En 2001, la Ville signait la convention pour le fauchage tardif. Quelque 17 relevés botaniques ont été réalisés en deux campagnes (2009 et 2012). Plus de 100 espèces particulières ont été identifiées, ce qui démontre la pertinence du fauchage tardif. Un résumé de ce relevé se trouve sur le site internet de la Ville : www.olln.be. Cette gestion différente des talus joue un rôle important en terme de biodiversité, tant pour les insectes pollinisateurs que pour certains oiseaux qui y trouvent source de nourriture.

Sur la prairie en pente vers la rue de l’Invasion, un étrépage (opération consistant à enlever mécaniquement les horizons organiques (couches supérieures) d’un sol, pour le rajeunir) a été effectué. S’y développent déjà des plantes intéressantes comme la bétoine officinale et le compagnon blanc.

La petite mare accueille chaque année les œufs de quelques amphibiens : le triton alpestre, le triton palmé, la grenouille rousse, l’orvet fragile. Les mares sont aussi utiles aux insectes. Le bois regorge de nombreuses sortes de libellules, de coléoptères, hyménoptères (bourdon des champs) et de lépidoptères (la piéride de la moutarde et la grisette, un petit papillon grisâtre, comme son nom l’indique), de diptères…


8. La fonction sociale du bois

Le Bois de l’Escavée offre une multitude de services à la communauté locale. Il constitue un indispensable poumon vert au cœur de la ville. Tout le monde y a accès pour se ressourcer et se détendre ; on peut aussi y découvrir et apprendre à connaître une biodiversité spécifique. Se crée ainsi un lien fort avec la beauté de la nature, indispensable aux êtres humains, source d’inspiration artistique et culturelle.

La Ville y développe un projet pédagogique, tout au long de l’année. Les enfants de l’école communale voisine (La Croix) sont sensibilisés aux fonctions de la forêt, à sa beauté et à la nécessité de la respecter. Ils en deviennent ainsi, à leur niveau, les gardiens. Dans cette partie du bois, vous découvrirez les panneaux réalisés dans le cadre du projet « sentier au naturel ».


9. Les travaux en forêt et l’usage du bois

Les bois communaux sont soumis au régime forestier et bénéficient de l'expertise technique du Département Nature et Forêts (DNF) du Service Public de Wallonie (SPW).

Si au du 19e siècle, le bois de l’Escavée a contribué à produire du charbon de bois pour l'industrie locale, aujourd’hui il pourrait fournir du bois pour être valorisé sous des formes bien différentes.

Pour bénéficier des multiples services de la forêt et obtenir du bois utile à la société, de façon optimale et durable, il faut y effectuer une série de travaux.

Lorsqu'un arbre disparaît, il laisse entrer la lumière qui favorise la croissance de la végétation basse et la régénération naturelle des jeunes arbres. Parfois, le climat fait obstacle et le forestier doit alors procéder au reboisement, ce qui signifie planter de petits arbres achetés en pépinière. Cette intervention, appelée ‘régénération artificielle’, permet aussi d’augmenter la diversité des essences.
En 2015, cinquante ares ont ainsi été plantés dans le Bois de l’Escavée (hêtres, chênes sessiles, merisiers, pins et alisiers).

Au cours des premières années, le jeune arbre fait l’objet de dégagement des fougères, ronces et autres arbustes pour accéder à la lumière et assurer sa croissance. Ensuite, les plus vigoureux reçoivent une taille de formation pour pousser bien droit.
En grandissant, les arbres ont besoin de plus en plus d'espace et de lumière. Le forestier pratique alors une coupe d’éclaircie, une technique qui vise à récolter certains arbres qui ne sont pas encore arrivés à maturité. Il sélectionne et marque les arbres malades, tordus et chétifs. Ceux-ci seront coupés et utilisés, notamment, pour la fabrication de papier. Les arbres restants pourront dès lors grandir jusqu'à l'éclaircie suivante qui aura lieu 4 à 5 ans plus tard. Un cycle complet peut durer de 50 à 200 ans, selon les espèces d'arbres et le type de gestion pratiquée.

Chaque partie de arbre a un usage bien précis. Le tronc, les grandes branches et l'écorce, rien n'est jeté ! Pensez aux produits finaux comme les meubles, les charpentes, le papier, les emballages, le bois de chauffage, les pellets... Le bois matériau joue par ailleurs un rôle important dans la lutte contre les changements climatiques car le CO2 absorbé par les arbres reste stocké dans le bois que nous utilisons.


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